Salut !
Je commence avec un petit coucou à celles et ceux qui sont venus me voir au WordCamp Rennes pour me dire qu’ils lisaient cette newsletter. C’était super gentil, ça m’a fait tellement plaisir 🫶
Allez, passons au sujet de la semaine :)
Hier midi, on était une trentaine en live sur Unblur.
Record d’inscriptions battu, et je ne vais pas faire semblant que ça ne m’a pas fait plaisir.
Le sujet : comment tu trouves tes clients.
Mon deuxième sujet préféré, juste après te faire gagner plus de thunes.
La semaine dernière, on a ouvert le capot du bouche-à-oreille et on y a trouvé deux leviers : la recommandation et la notoriété.
Aujourd’hui, on remonte d’un cran.
Au programme :
👉🏻 ce qui a changé dans les conseils d’acquisition, et pourquoi ils te culpabilisent
👉🏻 les trois façons de trouver des clients
👉🏻 les pièges qui faussent ton diagnostic
👉🏻 le test en trois étapes pour trouver ton profil dominant
🎧 Tu préfères écouter ? Cette édition existe en podcast, en version longue avec plus de coulisses. J’écoute le podcast.
QU’EST-CE QUI A CHANGÉ ?
Il y a quelques années, pour apprendre à trouver des clients, tu choisissais un bouquin ou une formation. Une méthode, un auteur, et tu testais.
En 2026, les méthodes viennent te chercher.
Ouvre LinkedIn : « Fais comme moi et tu signeras. »
Entre l’agent IA qui prospecte à ta place et le prompt censé remplir ton agenda, chaque post te vend sa recette.
Leur technique marche peut-être.
Pour eux.
À force de les voir réussir, tu finis par croire que si tu fais autrement, tu fais mal.
Deuxième changement, plus discret : savoir d’où vient un client devient de plus en plus dur.
Il t’a vu passer dans un groupe WhatsApp, il a demandé à ChatGPT, puis il a tapé ton nom sur Google. Ton formulaire dira « Google ». Il se trompera.
Résultat : quand ton agenda se vide, tu actives le levier que tu vois le plus, pas celui qui te nourrit.
TROIS FAÇONS DE TROUVER DES CLIENTS
En 1964, dans la Harvard Business Review, David Mayer et Herbert Greenberg se demandaient pourquoi tant de commerciaux échouent.
Leur réponse : pour bien vendre, il faut deux qualités, l’empathie et le besoin viscéral de conclure la vente. Sans ce besoin-là, tu peux être très compétent et ne pas être fait pour la vente.
Ça m’a rassurée.
Parce que le monde de la vente range tout le monde dans deux cases : le chasseur, qui va chercher de nouveaux clients, et l’éleveur, qui fait fructifier ceux qu’il a déjà.
Et aucune ne me ressemblait.
La chasse, je déteste.
L’élevage, quand tu démarres, tu n’as rien à élever.
Alors j’ai adapté :
👉🏻 Le chasseur va chercher ses clients : fichier de prospects, messages, appels, relances. Le kif : tout dépend de toi, tu te sens actif.
Le hic : c’est épuisant, et être occupé ne veut pas dire signer.
👉🏻 Le cueilleur entretient son réseau et récolte : anciens clients, confrères, cafés, WordCamps, leads envoyés aux autres.
Le kif : le meilleur taux de signature, les gens arrivent déjà convaincus.
Le hic : tu dépends de quelques personnes, et tu ne sais pas quand elles arrêtent de parler de toi.
👉🏻 Le pêcheur installe ses hameçons et laisse venir : contenus, newsletter, podcast, un site qui transforme les visites en demandes.
Le kif : ça bosse pendant tes vacances, et un article peut ramener un client trois ans après. Le hic : pendant des semaines, parfois des mois, il ne se passe rien.
Tu pratiques sûrement un peu des trois.
Un seul te ramène l’essentiel de tes clients, et aucun n’est meilleur que les autres.
J’AI COMMENCÉ PAR LE MAUVAIS
Mes débuts de freelance, je les ai passés à chasser.
Pas par goût : j’étais persuadée que c’était la seule façon de trouver des clients.
Je détestais ça et plus je me forçais, plus je me trouvais nulle, et comme ça ne marchait pas, je culpabilisais à mort.
Puis j’ai compris que mon truc, c’était la pêche.
Seize ans de Whodunit quasiment sans prospecter.
Depuis peu, je me remets doucement à chasser.
Quand je publie un post, j’écris à certaines personnes qui l’ont liké ou commenté, pour comprendre où elles en sont. Je pourrais me raconter que c’est de la pêche, puisqu’elles ont mordu.
Sauf que c’est moi qui vais les chercher.
Je n’ai pas changé de profil pour autant.
Je chasse dans l’étang que ma pêche a rempli.
🔒 La suite est réservée aux abonnés : les trois pièges qui faussent ton diagnostic, et le test pour trouver ton profil dominant.




« Leur technique marche peut-être. Pour eux. » C'est exactement ça. On copie souvent une méthode sans se demander si elle correspond à notre façon de fonctionner.